Growth hacking : 20000 pages vues en 10 jours

Ces derniers temps, je me suis intéressée aux techniques de black hat par curiosité et bien que je n’utiliserai pas ces techniques dans le monde professionnel, j’ai beaucoup appris pour mes différentes missions. Retour sur mes expériences…

Jusqu’à maintenant, je n’ai tenu que de « petits » sites avec une centaine de visiteurs par jour (dans mes meilleurs jours). La plupart de mon trafic vient des réseaux sociaux où j’entretiens une stratégie hebdomadaire, ce qui me permet d’informer ma communauté et d’attirer du trafic vers mes sites.
Dans ma communauté a été récemment mentionné un logiciel de black hat qui permet de gérer de faux comptes Facebook – pas très éthique, je sais. Mais tout est donc parti d’ici…

Black hat VS grey hat

Dans mes recherches et après de nombreuses heures de lectures j’ai appris que le black hat ou en tout cas le grey hat, contrairement aux idées reçues, n’est pas une mauvaise pratique en soit qui cherche à faire du mal aux internautes – contrairement aux hackers qui injectent des virus dans un ordinateur pour récupérer vos numéros de carte bancaire.
En fait, il existe plusieurs écoles : ceux qui partent du principe que le black hat c’est le mal et que tout ce qui y est associé va à l’encontre de la loi. Et ceux qui disent que le black hat est une discipline pas très éthique, borderline et peu conventionnée qui permet d’arriver sans trop de peines à ses fins – bien souvent financières.
La technique d’Airbnb pour grossir sa base d’inscrits a été qualifiée de black hat en faisant son auto-promotion sur Craigslist et en incitant les internautes à lister leurs locations sur leur site. Or, jusqu’à preuve du contraire, Airbnb n’a fait de mal à personne. Ils ont juste spammé en masse des locataires.

Black hat ou grey hat ? Personnellement, je suis de la 2ème école, celle qui permet d’arriver à ses fins de façon pas forcément des plus éthiques – sans faire de mal à autrui.

Qu’est-ce que le growth hacking ?

En étudiant quelques techniques de black hat, j’ai beaucoup appris sur le growth hacking, cette technique marketing qui permet de booster la croissance d’un site ou d’une fan base de façon rapide et exponentielle grâce à un brin d’imagination.
L’un des premiers exemples de growth hacking c’est Hotmail, le fournisseur d’adresses email. À leurs débuts et pour inciter la recommendation et le bouche à oreille, les fondateurs ont ajouté une signature à chaque email :

PS: I love you. Get your free email at Hotmail

Vous comprenez mieux pourquoi la signature par défaut d’Apple est ‘Envoyé depuis mon iPhone’. Grâce à ce simple message, Hotmail a atteint 1 million d’utilisateurs en 6 mois, 12 millions d’utilisateurs en 18 mois avant d’être vendu pour $400 millions à Microsoft.
Le growth hacking, en bref, se sert de diverses techniques du web disponibles plutôt que de se baser sur des techniques de marketing traditionnelles.

Growth hacking sauce black hat

Se baser sur diverses techniques du web c’est exactement ce que j’ai fait pour atteindre 20 000 pages vues en l’espace de 10 jours et en partant de rien. Pour réaliser ce trick, il m’a fallut :

  • un site internet rapidement monté sur WordPress,
  • un peu de contenu (principalement des photos)
  • un nom de domaine (pour le côté esthétique),
  • quelques comptes sur Instagram,
  • un robot Instagram pour faire le travail à ma place,
  • de la publicité pour rémunérer mes efforts.

Ma technique : jouer sur l’effet du direct grâce à des hashtags ciblés sur Instagram. Les hashtags renvoient vers mes profils Instagram qui eux renvoient vers mon site grâce à une légende toute bête sur mes visuels : « Pour plus de photos, rendez-vous sur www.monsupersite.com ». Un robot fait le travail de like et commentaires automatiquement pour susciter l’intérêt des utilisateurs.

En soit donc, cette technique inspirée des forums black hat ne porte atteinte à personne. Ce qui est moins éthique c’est la méthode à 90% automatisée qui s’occupe d’attirer le trafic vers mon site. La publicité abondante s’occupe de monétiser ce trafic. La thématique, quant à elle, n’est pas non plus des plus glorieuses.

En 10 jours, donc les chiffres parlent d’eux même : 20 000 pages vues, entre 2000 et 4000 pages vues par jour, entre 5 et 20 utilisateurs en permanence, un hébergement + nom de domaine largement remboursés et une conquête du monde bien entamée.

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Ce qu’il faut retenir

  • la plupart des soft de black hat ne sont disponibles que sur Windows : pas facile d’automatiser depuis Mac
  • certaines thématiques marchent mieux que d’autre sur internet
  • jouer sur le live/direct/temps réel permet d’attirer son trafic instantanément

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