A care package from Pärnu

I didn’t choose not to go to the GM (my company-wide annual meetup where all 600 of us get together). Well, yes, I made the decision not to go, because physically and mentally, I couldn’t do it. But I didn’t choose the way traveling there makes me feel.

You may or may not know that I have a crippling anxiety disorder making me slightly nervous shopping for clothes, anxious on phone calls, to having a full-blown panic attack for, well, many reasons, the main one being near/on a plane.

Long story short, I’m terrified of flying. Like really terrified. I fly from time to time, mostly on short flights where I think about the worst that could happen and how badly I want us to arrive to our destination every second. It is a known fact that flying is one of the safest means of transport (did you know that you are 19 times less likely to die on a plane than in your car?) But still, I’m terrified like you wouldn’t believe.

Remember earlier when I said I was thinking about the worst that could happen every second of my (short) flights within Europe? Imagine crossing the ocean and go to British Columbia. It’s a 10+ hour flight. That’s 36,000 seconds of distress and a lot of energy allocated to fear. It’s exhausting.

Last year I went, and had an awesome time. The flights were tough, though I was lucky enough to have colleagues nearby to guide me through the fear. This year, I just couldn’t do it and I’m grateful my company and its HR department understand that diversity and inclusion also include invisible illnesses, the ones people don’t see, and are as real as a leg in a cast.

So I didn’t go. In a way I was relieved not to have to put myself through the terrible experience that flying is to me, but with that, of course, comes remorse, regret, and the infamous FoMO. I didn’t have an amazing week, it was mostly lonely but I got some work done (over 250 customer interactions) and spent the weekend in Switzerland. Still, it would have been nice to physically hang out with my team.

This morning the bell rang and the postman announced he had a package for me. Yesterday, I received the last package I was expecting from Amazon and thought it’d be for my fiancé. Turns out my name was on the package (« Hand-written. », I thought. « That means it comes from someone, not a company. »). But who? It came from Estonia. Pärnu, to be exact and it didn’t take me long to figure out it came from my colleague, Kris because he’s the only one I know who lives there.

I really wasn’t expecting this. To be honest, I thought it’d be a « thank you for inviting me to your wedding » package.

What I got instead was a thoughtful care package to make me feel like I was part of the GM experience. See, being told you’re missed is sweet, and I’m really thankful to those who reached out wishing I was there. But that care package really brought tears to my eyes.

It came with a nice letter telling me that one day I’ll be able to fly serenely. It also came with goodies from the GM (stickers, tattoos, etc.), photographs from their week in Whistler (including a Photoshopped version of our team picture!) and cherry on top: Estonian chocolate bars.

I’m not good at ending blog posts, so I’ll just say thanks again, Kris. You really made my day and I’m lucky to have you on my team.

 

Un colis en provenance de Pärnu (cliquez pour voir l’article en 🇫🇷)

 

Je n’ai pas fait le choix de ne pas aller au GM (le rassemblement annuel où les 600 employés de notre entreprise se réunissent). Enfin, si, j’ai pris la décision de ne pas y aller, parce que physiquement et mentalement, je ne m’en sentais pas capable. Mais je n’ai pas choisi la façon dont dont je me sens quand je voyage jusque là-bas.

Peut être que vous le savez, ou peut être que vous ne le savez pas mais j’ai des troubles anxieux qui me rendent la vie difficile. Par exemple, je suis un peu nerveuse quand je suis dans un magasin de vêtements, anxieuse quand je dois passer un appel téléphonique, et je fais des crises d’angoisses de temps en temps, pour plusieurs raisons, le plus souvent à cause de l’avion .

Pour faire court, j’ai peur de voler. Mais genre vraiment peur. Je vole de temps en temps, principalement sur des vols courts où je pense au pire qui pourrait arriver et à quel point je souhaite que nous arrivions à notre destination, et ce à chaque seconde. On sait que voler est l’un des moyens de transport les plus sûrs (saviez-vous que vous avez 19 fois moins de chance de mourir dans un avion que dans votre voiture ?). Et pourtant, je suis terrifiée comme jamais.

Vous vous souvenez plus tôt quand j’ai dit que je pense au pire qui pourrait arriver à chaque seconde lors de mes (courts) vols en Europe ? Imaginez traverser l’océan et aller en Colombie-Britannique. C’est un vol de plus de 10 heures. C’est 36 000 secondes de détresse et beaucoup d’énergie allouée à la peur. C’est épuisant.

L’année dernière, j’y suis allée, et j’ai passé un bon moment. Les vols étaient difficiles, mais j’ai eu la chance d’avoir des collègues à proximité pour m’aider à faire face. Cette année, je ne pouvais tout simplement pas le faire et je suis reconnaissante à mon entreprise et au département RH qui comprend que la diversité et l’inclusion ça inclue aussi les maladies invisibles, celles que les gens ne voient pas, et qui sont aussi réelles qu’une jambe dans un plâtre.

Je ne suis donc pas allée. D’une certaine façon, j’ai été soulagée de ne pas avoir à faire face à cette expérience terrible que représente l’avion. Mais avec cela, bien sûr, viennent les remords, les regrets et la terrible FoMO. Je n’ai pas passé une super semaine, je dirais même que je me suis sentie isolée, mais au moins j’ai pu travailler (plus de 250 interactions avec nos clients) et j’ai passé le week-end en Suisse. J’aurais pourtant préféré passer du temps « en vrai » avec mon équipe.

Ce matin, la sonnette a sonnée et le facteur m’a annoncé qu’il avait un colis pour pour moi. Hier, j’ai reçu le dernier colis que j’attendais d’Amazon et je pensais qu’il serait pour mon fiancé. En fait, non, il y avait mon nom écrit dessus (« Écrit à la main », me suis-je dit. « Ça veut dire que ça vient de quelqu’un, et pas d’une entreprise. »). Mais qui ? Ça m’a été envoyé d’Estonie. Pärnu, pour être exacte et il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que ça venait de mon collègue, Kris, parce qu’il est le seul que je connaisse qui y vit.

Je ne m’attendais pas à ça. Pour être honnête, j’ai pensé que ce serait un colis du genre « merci de m’avoir invité à ton mariage ».

Ce que j’ai reçu à la place c’est un colis attentionné, comme si je faisais partie de l’expérience du GM. Vous voyez, s’entendre dire qu’on manque aux gens c’est sympa, et je suis vraiment reconnaissante à ceux qui m’ont contactée en souhaitant que je sois là. Mais ce colis, c’est tout autre chose.

Il y avait une belle lettre m’assurant qu’un jour je pourrai voler sereinement. Il y avait aussi des cadeaux du GM (autocollants, tatouages, etc.), des photos de leur semaine à Whistler (y compris une version Photoshop de notre photo d’équipe « au complet » !) Et la cerise sur le gâteau : des tablettes de chocolat estonien.

Je ne suis pas très douée pour clôturer des articles de blog, alors je veux simplement remercier Kris encore une fois. C’est vraiment la meilleure chose qui me soit arrivée aujourd’hui et j’en avais besoin. J’ai la chance de pouvoir le compter dans mon équipe.

care-package-parnu

 

4 réponses sur “A care package from Pärnu”

  1. Really touching to read! Thanks for sharing. Makes me wonder how we miss out engineering happiness for colleagues in the rush to engineer happiness for our users, which is pretty cool.

    Here are my best wishes and hope that you overcome your fear of flying. It is totally okay even if you don’t! There is nobody who isn’t fearful. Just that all of us are different and different things cause us fear.

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